Le compostage est une excellente solution écologique pour enrichir naturellement votre sol et réduire vos déchets organiques. Il transforme les résidus végétaux en un engrais riche en nutriments, bénéfique pour votre jardin.
Mais attention, toutes les plantes ne sont pas compatibles avec un bon compost ! Certaines espèces peuvent perturber son équilibre, propager des maladies ou même ralentir la décomposition. Pour éviter ces désagréments, découvrez les quatre types de plantes qu’il ne faut jamais mettre dans votre compost et les alternatives pour les gérer efficacement.
Pourquoi certaines plantes nuisent-elles au compost ?
Un compost sain repose sur un équilibre biologique précis. Or, certaines plantes peuvent perturber ce processus en raison de plusieurs facteurs :
- Transmission de maladies : certaines espèces contiennent des spores ou bactéries capables de survivre et de contaminer votre jardin.
- Caractère invasif : les plantes aux racines et graines résistantes peuvent repousser après compostage.
- Toxicité : certaines plantes libèrent des substances qui ralentissent la décomposition et nuisent à la biodiversité.
- Présence de produits chimiques : les plantes traitées aux pesticides peuvent polluer le compost et altérer sa qualité.
Notre conseil jardinage
Pour éviter ces risques, il est essentiel de bien trier vos déchets verts avant de les composter. Certaines alternatives permettent de recycler ces plantes sans compromettre la qualité de votre compost.
1. Les plantes malades : un risque de contamination
Les maladies végétales peuvent survivre dans le compost si la température n’est pas suffisamment élevée pour les éliminer. En utilisant un compost infecté, vous risquez de propager ces maladies dans tout votre jardin.
Plantes concernées
Les espèces les plus sensibles aux maladies comprennent :
- Le mildiou (tomates, pommes de terre).
- L’oïdium (courges, rosiers).
- La rouille (arbres fruitiers, légumes).
Alternative
- Brûler ces plantes si la réglementation locale l’autorise.
- Les jeter en déchetterie où elles seront traitées de manière appropriée.
2. Les plantes invasives : elles repoussent après compostage
Certaines plantes possèdent des graines et racines si résistantes qu’elles peuvent survivre au compostage et coloniser à nouveau votre jardin une fois le compost épandu.
Plantes concernées
Parmi les espèces problématiques, on retrouve :
- Le liseron, la renouée du Japon, le chiendent.
- Les pissenlits et certaines graminées vivaces.
Alternative
- Faire sécher les plantes au soleil plusieurs jours avant de les composter.
- Les plonger dans un seau d’eau pendant plusieurs semaines pour décomposer totalement les racines.
Astuce en + : Si vous compostez des plantes envahissantes, assurez-vous de maintenir une température élevée dans votre composteur (au-dessus de 60°C) pour neutraliser leurs graines.
3. Les plantes toxiques : un danger pour la biodiversité
Certaines plantes contiennent des substances qui perturbent l’équilibre biologique du compost et peuvent être nuisibles aux micro-organismes responsables de la décomposition.
Plantes concernées
- Laurier-rose, if, digitale, ricin.
- Résineux (thuya, cyprès, aiguilles de pin).
Pourquoi éviter ces plantes ?
Les plantes toxiques ralentissent la décomposition et peuvent modifier l’acidité du compost. Quant aux résineux, ils libèrent des substances qui déséquilibrent le mélange.
Alternative
- Utiliser ces plantes en paillage au pied des plantations plutôt que de les mettre au compost.
4. Les plantes traitées chimiquement : un poison pour votre compost
Les produits chimiques présents dans certaines plantes peuvent rester actifs après leur décomposition, rendant le compost impropre à l’usage.
Plantes concernées
- Feuilles et tontes de gazon ayant reçu des herbicides ou pesticides.
- Plantes ayant été traitées avec des engrais de synthèse.
Alternative
- Déposer ces plantes en déchetterie pour un traitement adapté.
- Privilégier les engrais naturels afin de prévenir ce problème à la source.
Que faire des plantes qui ne peuvent pas être compostées ?
Les solutions alternatives
Lorsque vous ne pouvez pas intégrer certaines plantes à votre compost, d’autres solutions existent :
- Brûler les plantes malades et invasives, si autorisé par la réglementation locale.
- Déposer les plantes toxiques et traitées en déchetterie pour un recyclage sécurisé.
- Créer un compost séparé pour les plantes difficiles à composter et l’utiliser sur des zones non cultivées.
Vérifier la réglementation locale
Le brûlage des déchets verts est interdit dans certaines communes, et les déchetteries disposent souvent de filières adaptées. Renseignez-vous auprès de votre municipalité pour adopter les bonnes pratiques.
L’essentiel
Un compost réussi repose sur un bon tri des déchets. Certaines plantes doivent être écartées pour préserver son équilibre et protéger votre jardin.
✅ Éliminez les plantes malades pour éviter la propagation des maladies.
✅ Surveillez les plantes invasives qui pourraient repousser après compostage.
✅ Écartez les plantes toxiques qui perturbent l’activité biologique du compost.
✅ Ne composter pas les plantes traitées chimiquement pour éviter la contamination du sol.
Mettez ces conseils en pratique dès aujourd’hui pour obtenir un compost sain et efficace !