Dans notre quotidien souvent surchargé, l’accumulation d’objets dans la maison devient rapidement une source de stress. Imaginez un placard rempli de vêtements que vous n’avez pas portés depuis des années ou une cuisine débordante d’accessoires que vous n’utilisez jamais. Tout cet encombrement finit par peser non seulement sur l’espace physique, mais aussi sur notre bien-être mental. Pour remédier à cela sans se compliquer la vie, il existe une technique simple et efficace : la règle des 90/90.
L’origine et la philosophie derrière la méthode 90/90
La règle des 90/90 est issue du mouvement minimaliste, qui encourage une vie dépouillée du superflu pour mieux se concentrer sur les essentiels. Deux amis passionnés par le minimalisme ont popularisé cette méthode. Ils estiment que vivre avec moins permet de vivre mieux, car cela libère de l’espace et du temps pour ce qui importe vraiment.
Aujourd’hui, ces concepts résonnent chez bon nombre de personnes cherchant à alléger non seulement leur espace domestique mais aussi leur esprit. Cette approche a même fait l’objet d’un documentaire très populaire, démontrant son impact positif sur ceux qui l’adoptent. Le principe de base repose sur deux questions clés qui peuvent changer la manière dont vous voyez vos biens personnels.
Les bases de la règle des 90/90
Appliquer la règle des 90/90 est un processus assez direct, mais incroyablement puissant. La méthode s’articule autour de deux questions fondamentales concernant chaque objet de votre maison :
- Avez-vous utilisé cet objet au cours des 90 derniers jours ?
- Pensez-vous utiliser cet objet dans les 90 jours à venir ?
Si la réponse à ces deux questions est « non », alors il est probablement temps de vous défaire de cet objet. L’exception notable concerne les articles saisonniers, tels que les décorations de Noël ou les vêtements spécifiques pour certaines occasions comme les mariages. Celle-ci assure que les objets nécessaires à des moments particuliers de l’année ne soient pas écartés injustement.
Fuir le piège du « au cas où »
Nous avons tous tendance à garder des objets « au cas où » nous en aurions besoin un jour. Ce type de comportement conduit souvent à accumuler bien plus que nécessaire. En se posant régulièrement les questions de la règle des 90/90, on évite de tomber dans ce piège mental commun. Cela aide également à prendre des décisions plus rationnelles plutôt que de se laisser guider par l’émotivité.
De plus, pour atténuer le sentiment de perte qui peut accompagner le désencombrement, il est recommandé de créer une boîte temporaire. Placez-y les objets dont vous n’êtes pas certain si vous voulez vous en débarrasser. Si, après quelques semaines, ils restent inutilisés, cela peut être l’indication qu’ils sont dispensables.
Adapter la méthode à son propre rythme
L’un des grands attraits de cette méthode réside dans sa flexibilité. Elle recommande d’aborder le tri pièce par pièce, voire catégorie par catégorie dans chaque pièce si l’encombrement est important. Un tel découpage rend l’objectif de désencombrement global moins intimidant et permet une gestion plus progressive du changement.
Lorsqu’on adopte la règle des 90/90, il est conseillé de commencer par des espaces faciles d’accès puis de progresser vers les zones plus chargées émotionnellement, comme les souvenirs de familles ou les collections personnelles. Ceci aide à construire un élan positif dès les premières étapes du processus.
Maintenir un intérieur désencombré sur le long terme
Une fois l’ensemble de la maison simplifié grâce à la règle des 90/90, le maintien de ce nouvel ordre est primordial. Intégrer cette pratique dans sa routine régulière empêche l’accumulation excessive à nouveau. En effet, établir un cycle saisonnier de vérification peut aider à s’assurer que le désordre ne revient pas.
En fin de compte, cette méthode va bien au-delà du simple tri d’objets ; elle inculque un état d’esprit de réflexion avant chaque nouvel achat. Ainsi, au lieu d’être guidé par l’impulsion et les stratégies marketing, chaque ajout à la maison est attentivement considéré pour sa véritable utilité et valeur.
La relation entre minimalisme et bien-être
Il n’est pas rare que l’encombrement provoque un stress subconscient. Ce fouillis visuel peut rendre l’esprit agité, nuisant à la concentration et à la relaxation. En revanche, un environnement dépourvu de superflu facilite la tranquillité d’esprit et rehausse souvent le bonheur quotidien.
De nombreux adeptes de la règle des 90/90 rapportent un regain de productivité et de clarté mentale après avoir allégé leur espace. Ils constatent un espace accueillant, propice à la créativité et même bénéfique aux relations familiales, où l’on se sent davantage prêt pour partager des moments significatifs sans distraction.
La transition vers un modèle de vie plus simple demande certes une prise de conscience et un effort initial, mais elle apporte des enrichissements durables, tant sur le plan personnel que matériel. Adopter la règle des 90/90 constitue non seulement un moyen efficace de redécouvrir son intérieur, mais également un chemin menant à un mode de vie centré sur l’essentiel.